Que faire après un diagnostic de troubles cognitifs neurodégénératifs

Alzheimer, AVC, Parkinson, Dépression…

Les maladies qui engendrent des troubles de mémoire qui peuvent devenir handicapantes.

1° Emmenez la personne atteinte de troubles cognitifs chez un neurologue pour faire un diagnostic.

2° Demandez au médecin une demande de mise en ALD (prise en charge à 100% par la sécurité sociale).

3° Adressez-vous au CLIC  » centre local d’informations et de coordinations » ou  » Centre Communal d’Action Sociale » CCAS » le plus proche de chez vous pour obtenir un dossier d’ouverture de droit. Souvent à la mairie.

4° Votre dossier de demande sera a ramené rempli au CCAS qui se chargera de l’envoyer à La MDPH  » Maison départementale des personnes handicapantes »

La MAÏA dépend de la MDPH. Ce service sert à améliorer l’accompagnement des personnes âgées de 60 ans et plus . Ensuite un rendez-vous vous sera donné à votre domicile pour évaluer le niveau de handicap GIR (Groupe ISO ressource) GIR 1, GIR 2, GIR 3, GIR 4 qui donne droit à l’allocation d’aide aux soins. Si vous avez plus de soixante ans, l’assistante sociale ouvrira un dossier auprès du conseil départemental pour demander lAPA. L’APA sert à adapter le logement aux aides techniques et humaines , à avoir des aides par le biais de maison de services à domicile, à avoir le droit aux prestations d’accueil temporaire, ou de répit à domicile. Le dossier d’aides APA se retire au CCAS. Il est possible d’avoir une aide à domicile de votre choix rémunérée sous forme de Césu préfinancé.

5° Pour les moins de soixante ans, vous avez le droit à la PCH « Prestation compensatoire du handicap ». S’adresser à la MDPH

6° Si vous êtes atteints de la maladie d’Alzheimer, vous pouvez bénéficier , de 15 heures par an ,d’ergothérapie à domicile dans le but de stimuler l’éveil mental.

7° A la demande du médecin, consulter un orthophoniste afin entretenir le langage. Cette prestation est prise en charge par la sécurité sociale dans le cadre de l’ALD.

8° A la demande du medecin, consulter un kinésithérapeute. Les maladies neurodégénératives conduisent à des pertes d’équilibre. Il est important de garder les reflexes et l’ossature musculaire pour anticiper les chutes.

9° Faire la demande de carte de mobilité inclusion CMI. Cette carte vous permettra d’avoir une demi-part en plus sur votre déclaration d’impôts.

10° Le REPIT :Vous pouvez avoir un peu de répit en inscrivant le patient en accueil de jour, une ou plusieurs journées ou demi-journée. voir avec un établissement d’accueil . Si vous avez besoin de vous reposer, vous avez droit à 90 jours d’hébergement par an en EPHAD (maison de retraite) ou en UVA (Unité de vie Alzheimer). Attention. Pour avoir cette aide il faut anticiper la demande auprès d’un établissement car les places ne sont pas libres de suite.

11° Quand la personne atteinte de troubles cognitifs se met en danger , quelle n’est plus gérable , il y a possibilité de l’inscrire en tant que résident dans un UVA (Unité de vie Alzheimer) . N’attendez pas le dernier moment pour ouvrir des dossiers dans plusieurs UVA. Il faut mieux refuser lorsque l’on vous appelle pour vous dire qu’une place se libère plutôt que de se retrouver sans accueil au moment où il n’y a plus d’autres solutions.

12° A savoir que si la personne rentre le 1er janvier, vous pouvez déduire 2500 € sur son impôt sur le revenu.

13° Si la personne reste domiciliée chez elle, vous pouvez être exonéré de la taxe d’habitation, de la taxe foncière et de la taxe audiovisuelle.

14° Si c’est nécessaire vous pouvez demander une aide juridique afin de protéger le malade atteint de la maladie d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée. A savoir que cette aide passe par un juge et supervisée par celui-ci .